HADOPI en danger ?

Aurélie Filipetti, ministre de la Culture a donné mercredi un entretien au Nouvel Observateur, dans lequel elle disait : « Douze millions d’euros annuels et soixante agents, c’est cher pour envoyer un million d’e-mails. »

La loi HADOPI avait déjà été à plusieurs reprises remises en cause, quelques fois par son créateur lui même : Nicolas Sarkozy. Selon la ministre de la Culture, le budget investi chaque année dans HADOPI est excessif. Elle base ses propos sur le manque d’efficacité du dispositif : « Je ne sais pas ce que deviendra cette institution, mais une chose est claire : l’HADOPI n’a pas rempli sa mission de développement de l’offre légale ». Ella joute également : « Je vais demander que les crédits de fonctionnement de l’HADOPI soient largement réduits pour l’année 2012. Je préfère réduire le financement de choses dont l’utilité n’est pas avérée. » Dont l’utilité n’est pas avérée… En effet, nombre d’entre nous n’ont jamais reçu d’e-mails menaçant de la part de l’HADOPI, malgré le fait qu’ils téléchargent régulièrement films, musiques ou d’autres choses…

Un rapport est attendu pour 2013

La ministre de la culture a chargé Pierre Lescure, ancien PDG de Canal +, d’une mission de concertation sur les enjeux, pour statuer entre autres sur l’avenir de l’HADOPI. Le rapport est attendu pour le printemps 2013. Hier, HADOPI se refusait à tout commentaires.

Les chiffres d’HADOPI

Au 1er juillet 2012, « 1 150 000 mails envoyés aux contrevenants, 105 000 lettres recommandées, 340 convocations devant la commission des droits ». Il en faudra toutefois plus pour convaincre Aurélie Filippetti de l’utilité d’HADOPI.

 

Rien n’est donc encore sûr, mais la loi HADOPI demeure cependant en péril.

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